À propos d’Alqueria del Ahlem
Alqueria del Ahlem, ce n’est pas un projet de reconversion spectaculaire.
Ce n’est pas non plus une histoire de “tout plaquer”.
C’est un projet né d’un mélange un peu bancal :
un rêve lointain, beaucoup de questions, un coup de cœur inattendu… et l’envie d’essayer.
Qui nous sommes (sans trop en dire)
On n’est pas très à l’aise pour parler de nous.
On préfère rester discrets, mais voici quand même quelques éléments pour comprendre qui se cache derrière ce projet.
- l’un travaille dans les chiffres et les statistiques, avec une approche très prudente et carrée
- l’autre navigue entre thérapie et projets digitaux, avec une tendance assumée à foncer un peu trop vite, parfois la tête baissée
Autant dire que le projet avance grâce à un équilibre permanent entre :
- prudence et envie d’y aller
- réflexion et intuition
- planification et freestyle total
De manière générale, on n’est pas toujours très organisés.
Mais jusqu’ici, ça fonctionne.
Comment ce projet est arrivé (un peu par hasard)
À la base, ce projet était surtout un rêve lointain.
L’idée d’un lieu à soi, d’un endroit plus simple, plus autonome.
On n’avait pas spécialement de plan précis.
C’était plutôt quelque chose du genre : “un jour, peut-être”.
Et puis, un jour, presque par hasard, nous sommes tombés sur cette terre.
Que ce soit la région, ou même le pays, ce n’était pas prévu.
On a fait une visite sur cette terre… et ça a été un vrai coup de cœur.
Le pourquoi et le comment de cette découverte méritent clairement un article à part.
Pourquoi cette terre, près de Tortosa
Notre seul vrai critère de départ était simple :
être pas trop loin d’une grande ville, pour pouvoir faire des allers-retours en avion si nécessaire — notamment si, demain, le télétravail devient une option durable.
Pour le reste, les choses se sont alignées presque toutes seules :
- la mer à une quinzaine de minutes, et surtout la Méditerranée
- les montagnes à une trentaine de minutes
- du calme, du silence, une vue dégagée
On a une vue magnifique sur les montagnes, une très belle exposition au soleil.
Pour la mer… disons qu’elle est visible de très très loin (il faut être honnête).
Ce n’était pas un choix parfaitement rationnel.
C’était clairement un coup de cœur.

Notre rapport à la terre (spoiler : on n’est pas du milieu)
Nous venons tous les deux d’un milieu très urbain :
banlieue parisienne, immeubles, béton avec aucune formation agricole et aucune expérience concrète du travail de la terre.
Il existe un lien familial avec l’oléiculture de mon côté — mes parents possèdent des terres d’oliviers en Tunisie, héritées de génération en génération — mais l’expérience, la vraie, nous ne l’avions pas.
Nous, on apprend surtout sur le tas.
Et ce qui nous a le plus déroutés au début, ce n’est tant pas la fatigue mais c’est le temps que demande une terre. Même quand on n’est pas sur place.
Ce que nous ne voulons pas faire
Avant de parler de ce que nous voulons construire, il nous semble important de dire clairement ce que nous ne voulons pas.
Nous ne voulons pas :
- vendre du rêve
- promettre une vie parfaite
- faire du coaching ou proposer des recettes miracles
- devenir influenceurs
- transformer ce lieu en domaine de luxe réservé à quelques privilégiés
Si un jour ce lieu accueille des personnes, nous voulons que ce soit accessible, simple et humain.
Et pour la suite ?
Dans 5 ou 10 ans, idéalement, on aimerait vivre sur cette terre.
Mais sans calendrier rigide.
Aujourd’hui, la terre sert surtout à :
- produire notre huile d’olive
- apprendre
- passer nos vacances autrement (et honnêtement, ça aide pour le budget)
- profiter du calme, de la mer et des montagnes
Le projet social est important, mais pour l’instant, avant de pouvoir accueillir qui que ce soit, il faut être installés, organisés et sur place.
Tout reste flexible et c’est volontaire.
Pourquoi partager tout ça ici
Parce que notre entourage nous pose beaucoup de questions.
Parce que nous aurions aimé lire ce type de retours avant d’acheter.
Parce que mettre des mots aide aussi à structurer un projet.
Ce blog est à la fois :
- un espace de partage
- un carnet de route
- et un outil pour celles et ceux qui veulent comprendre avant de se lancer
Si, en repartant, tu te dis :
“ok, j’ai une vision plus claire, je peux décider”
alors le blog aura rempli son rôle.